Les obligations vertes permettent de financer les projets en faveur de la transition énergétique. Leur cycle de vie est toutefois ponctué de nombreuses étapes impliquant l’intervention de multiples acteurs. Les green bonds ou obligations vertes permettent aux entreprises et aux entités publiques de financer leurs projets environnementaux, plus particulièrement les investissements en infrastructures.

La blockchain pour doper la finance verte

Lors d’une matinée dédiée à ce protocole distribué, l’institut de recherche technologique SystemX a présenté ses derniers travaux en la matière. Les deux parties ont imaginé une plate-forme distribuée pour soutenir le développement des obligations vertes . «Il s’agit d’emprunts émis par une entreprise ou un acteur public dont le but est de financer uniquement des projets de transition énergétique. Une entreprise peut ainsi émettre des obligations vertes auprès d’investisseurs pour financer le développement d’un parc éolien par exemple. »

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UN MARCHÉ PEU AUTOMATISÉ

L’entité qui souhaite émettre des green bonds, comme la Caisse des Dépôts, doit ainsi rédiger un prospectus pour détailler le projet qu’elle souhaite financer. Elle doit ensuite faire appel à un organisme certificateur chargé d’évaluer la qualité «verte» de ces émissions. La dernière étape consiste à allouer les titres auprès d’investisseurs. «Nous estimons que la blockchain peut fluidifier les échanges en mettant en relation directe les émetteurs et les investisseurs au travers d’une plate-forme virtuelle.

En optimisant les process métier, il est possible de réduire les délais et donc les coûts d’émissions», expose Nicolas Heulot.

LA BLOCKCHAIN POUR FLUIDIFIER LES ÉCHANGES

Le démonstrateur repose sur une blockchain de consortium basée sur la technologie Parity sur laquelle des smart contracts permettent de définir les règles des processus et d’établir le système de gouvernance. «La blockchain permet ainsi de tracer toutes les étapes du cycle de vie des émissions», commente l’ingénieur. Aujourd’hui, certains écueils doivent encore être surmontés avant de pouvoir mener des expérimentations sur le marché. «Notre objectif est de lever ces verrous technologiques pour pouvoir proposer une solution qui puisse être mise en production», avance l’ingénieur.